dimanche 24 janvier 2010

CABALSAUT EGLISE

Eglise romane du XII° siècle située dans la commune de Castelculier doit son nom au lieu saltos caballi, saut de cheval. Elle apparaît en 1326 dans les subsides de l’évêché d’Agen référencée comme capella de equo saltu. Visitée par l’évêque Jean de Vallier elle est restaurée et lambrissée après 1551. Jules Mascaron* après sa visite de 1682 en a donné les dimensions : 10 cannes de long, 4 cannes de large, 6 cannes de haut. Elle comprend une nef limitée par 4 colonnes et un chœur surélevé gardé par 2 colonnes. Les colonnes sont ornées (animaux et monstres affamés - motifs floraux). Au 19 ° siècle devenue trop petite elle fut agrandie au cours du ministère de l’abbé Belloc ce qui explique que son clocher mur soit emprisonné au milieu de l’édifice. Aurait eu comme desservant le célèbre Mathieu Bandel ou Matteo Bandello*, successeur du cardinal de Lorraine à l’évêché d’Agen, neveu du général des Dominicains, dominicain lui-même et ami intime de Scaliger.
Elle est classée monument historique depuis 1926. Les vitraux sont de Jean-Dominique Fleury. A noter une statue de Saint Roch avec son chien et montrant son bubon.
Le petit cimetière attenant abrite le tombeau de la famille Belloc, propriétaires autrefois du château voisin de la Sevillote. L'église fut le lieu de bénediction de tous les mariages de la famille Belloc* et de toutes leurs sépultures. R.C.

Cliché de J.M Ernouf (2009)

De Flaujac Robert, Revue de l'Agenais, 2009, no3, pp. 379-394
Marboutin, abbé, notes manuscrites, 12J, AD 47.

LAULANIE Bertrand Prosper Ferdinand (Agen 1850 -Vevey, 1906

Monument Laulanié


Le monument élevé à la mémoire de Laulanié, oeuvre du sculpteur Raynaud, professeur à l'école des Beaux-arts de Toulouse, dressé devant son laboratoire de physiologie à l'école vétérinaire de Toulouse aujourd'hui détruite vient d'être reconstitué(4/04/2009) à l' identique dans la nouvelle école vétérinaire devant le nouveau laboratoire de Physiologie.


Photo du monument élevé à la mémoire de Laulanié dans la cour de l'ancienne école vétérinaire de Toulouse. La statue féminine debout le buste du savant est l'allégorie de la science
Voir notice Laulanié, page 314

samedi 23 janvier 2010

SIGALAS, Clement, Dr (Sainte- Bazeille, 1866- 1944)

Dr SIGALAS Clément (Sainte- Bazeille, 1866- 1944)

Fils du pharmacien de Sainte-Bazeille, il obtint le baccalauréat es lettres et es sciences avant sa seizième année ; puis, études de pharmacie à Bordeaux, pharmacien de 1° classe à 22 ans, prix Gintrac en 1891, il devint docteur en médecine en 1892, agrégé de physique appliquée à la pharmacie, titulaire de la chaire de physique appliquée en 1901, doyen de la faculté de médecine et de pharmacie de Bordeaux en 1913 et le resta pendant 21 ans.
On lui doit plusieurs publications d’intérêt : entre autres en collaboration avec R Dupuy sur l’élimination du mercure par la glande mammaire présentée au congrès international de médecine de Paris (7 août 1900) ; sur les éléments dioptriques de l’œil amétrope corrigé : Démonstration de l’égalité des images rétiniennes dans l’emmétropie et dans les amétropies axiles corrigées. En 1923, au Congrès national d'éducation physique à Bordeaux, le professeur Sigalas a proposé la création d'instituts régionaux d'éducation physique rattachés aux facultés de médecine des universités. L'institut d'éducation physique de l'Université de Bordeaux fut le premier créé en France, en 1927 et devint l'un des centres les plus importants d'enseignement, de recherches et de pratique de l'éducation physique et sportive.
Il a mis à disposition de sa commune natale ses qualités d’organisateur : il fut maire de Sainte– Bazeille de 1904 à 1919. Après la Grande Guerre il devint conseiller municipal de Bordeaux sous les municipalités de Fernand Philippart et d’Adrien Marquet et s’occupa de l’instruction publique. Impliqué dans la vie bordelaise il fut membre de l’Académie de Bordeaux en successeur de Bergonié*. Il quitta Bordeaux en 1937 pour retrouver le Lot et Garonne et mourut subitement en 1944. R.C.

samedi 9 janvier 2010

AGUZAN, Château d'



AGUZAN Château d’ : château gascon situé à proximité de Laplume capitale de la vicomté du Brulhois. Détruit à la Révolution. Son dernier propriétaire fut le héros et à deux reprises le convive d’un repas avec les morts, dont le dernier eut lieu dans l’église de Saint Martin de Cazeaux. Son récit devenu légendaire a été repris dans le conte gascon Le revenant de Cazeaux par Jean François Bladé et par J –B Goux dans Le convive des morts. J.C Pertuzé a illustré ce conte Le souper des morts en 2000 dans Contes de Gascogne publié par les éditions Loubatières. RC
Goux J. – B. Le convive des morts, Recueil des travaux de la Société d’agriculture, sciences et arts d’Agen, Tome IX 1858-1859.



Dessin extrait des Contes de Gascogne Jean-Claude Pertuzé, éditions Loubatières

Ruines de l'église de Saint-Martin de Cazeaux, à Laplume


Voir Bladé Jean François, page 95 ; Pertuzé Jean-Claude, 393-394