dimanche 30 septembre 2012

Ecrevisses

Ecrevisses


Autrefois les écrevisses proliféraient dans tous les ruisseaux de Guyenne et de Gascogne

Du temps d’Henri IV, une curiosité anatomique était utilisée pour le traitement de la Pierre. En effet certaines portaient sur leur corps des excroissances ayant la forme d’un œil appelées « yeux de cancres » qui pilées et absorbées « avec du bon vin blanc en dose de demi- dracme » constituait un traitement reconnu de la lithiase renale.

Le Dr. J. du Chesne dans son Pourtraict de la Santé publié en 1606 le recommandait ainsi que la consommation de la chair de ce succulent hôte de nos rivières. Les pattes royales préparée avec des écrevisses ou bien préparées  en fricassée après avoir été bouillies avec du sel et du vinaigre, débarrassées de leur queue avec une sauce blanche étaient considérées comme une thérapeutique de la Phtysie.

Remy Constans

jeudi 30 août 2012

Vendetta en Agenais

Vendetta, un premier cas en Agenais
Au moment de la Fronde, le Tour du roi, vestige de l'enceinte fortifiée de Sainte-Livrade, construite sur l'ordre de Richard-Coeur-de-Lion, connut un combat particulier. En effet les représentants des deux partis, celui du Roi et celui des Frondeurs de Condé s'opposèrent en duels singuliers, chacun ayant choisi son adversaire. Pons de Latour, gentilhomme  de Saint-Pastour y fut tué  par Dangiroux de Castelgaillard. Marié depuis peu, son épouse était enceinte au moment du combat. Vingt ans plus tard le fils  Pons de Latour tua le meurtrier de son père dans les bois de Beaugas.Condamné à mort, il fut sauvé par la veuve de Dangiroux de Castelgaillard qui accepta sa libération contre la cession d'une métairie qui jouxtait sa propriété.
Selon Esnest Lafont, historien de Sainte-Livrade,  il s'agit du premier cas connu de vendetta survenu en Agenais.
Remy Constans

Sainte-Livrade sur-Lot, Reflets de chez nous, supplément du 25 août 1955

lundi 20 août 2012

CALBET Charles

Calbet Charles (Castelsagrat, 1914- Agen, 09 août 2012)




Le « Connétable » a rejoint le royaume de l’ovalie céleste à l’âge de 98 ans. Le champion de France de 1945, ancien instituteur aux qualités de pédagogue du rugby reconnues par tous, inventeur du jeu à l’agenaise où s’exprimait au mieux le jeu des lignes arrières, était devenu la mémoire du SUA.

Toutes les générations du monde rugbystique agenais lui ont rendu hommage à l’église du Sacré-Cœur le lundi 13 août. R.C ;

Voir Dico page 120

mercredi 18 juillet 2012

AGUZAN Château d'

AGUZAN Château d’ : château gascon situé à proximité de Laplume capitale de la vicomté du Brulhois. Détruit à la Révolution. Son dernier propriétaire fut le héros et à deux reprises le convive d’un repas avec les morts, dont le dernier eut lieu dans l’église de Saint Martin de Cazeaux. Son récit devenu légendaire a été repris dans le conte gascon Le revenant de Cazeaux par Jean François Bladé et par J –B Goux dans Le convive des morts. J.C Pertuzé a illustré ce conte Le souper des morts en 2000 dans Contes de Gascogne publié par les éditions Loubatières. RC


Goux J. – B. Le convive des morts, Recueil des travaux de la Société d’Agriculture sciences et arts d’Agen, Tome IX, 1858-1859.

Cabalsault, Colline de

Cabalsault, Colline de
Complément à la notice publié le 24 janvier 2010.

Cabalsault dont la notoriété peut être associée au fait qu'elle fut desservie par le célèbre Mateo Bandello était aussi célèbre aux siècles passés pour son vin qui était très apprécié.
Ainsi lors de la foire aux jambons d'Agen du 9 avril 1900 alors que " les affaires étaient plutôt lentes, il s'était traité quelques petits lots de vins de Cabalsault". La barrique bordelaise de 228 litres s'était vendue au prix très corrects de 50 à 55 Fr.
Où sont passés les "petits picquepouls de Cabalsault "?

Journal de Lot-et-Garonne du 11 avril 1900.

lundi 16 juillet 2012

DOMERGUE Jean-Gabriel

Domergue, Jean- Gabriel (Bordeaux, 1889-Paris, 1962)


Domergue Jean-Gabriel (Bordeaux, 1889 - Paris 1962)

Le peintre de la Parisienne, inventeur de la pin-up, fit plusieurs séjours agenais chez son oncle le photographe Ferdinand Perret qui avait épousé Clotilde, la sœur de son père. Au début sa peinture fut très académique et classique comme la célèbre « Robe Jonquille » datée de 1912. Il offrit à l’église Saint-Hilaire d’Agen « Un chemin de Croix » peint à cette époque alors qu’il donna une superbe piéta de la même période (1912) à l’église Saint-Martin des Champs de Paris où il avait fait sa première communion. R.C.

Voir page 193 du Dictionnaire de l’Agenais et de Lot et Garonne.

Hommage à Jean-Gabriel et Odette Domergue catalogue de l’exposition tenue dans les Salonsde la Malmaison (Décembre 1986-Février 1987). Office municipal de la ville de Cannes, 1986.

dimanche 15 juillet 2012

Bourran de Marsac

Bourran de Marsac, Joseph, Marquis de (Villeneuve d’Agen 1747- 1821).


Propriétaire cultivateur, élu député de la noblesse aux Etats-Généraux par la sénéchaussée d’Agen, puis réuni au tiers-état dont il épousa la stratégie. Député à l’Assemblée constituante de 1789 puis au Corps législatif de l’an XII. Il participa très activement à la commission d’établissement des limites du département de Lot et Garonne et défendit le choix de Villeneuve d’Agen comme chef-lieu du nouveau département crée le 8 février 1790. plus tard devint maire de Villeneuve, administrateur au conseil du département de Lot-et-Garonne, puis commissaire du gouvernement. Après le coup d’état de brumaire il fut nommé sous-préfet de Villeneuve d’Agen. Il abandonna la vie politique en 1804.