samedi 16 mars 2013

SAINT-GILLIS,FAMILLE

SAINT-GILLIS, Famille


Famille agenaise qui est actuellement éteinte depuis le XIX e siècle, selon Philippe Lauzun vers 1875. Bertrand de Saint-Gillis, avocat au parlement, jurat et consul de la ville d’Agen par son action et son soutien au roi lors de la Fronde obtint ses lettres de noblesse en décembre 1654.

Les saint-Gillis étaient sieur de Grabe et du Bédat.

Pierre Saint-Gillis , père de Bertrand était notaire à Agen.

Le nom d’une rue lui fut attribué. Elle correspondait avant le percement du boulevard de la République et avant la destruction de la cathédrale saint-Etienne, pour partie à la rue Lafayette actuelle jusqu’à la place Lafayette et à la rue Benabara pour sa portion qui va du boulevard au marché et pour une partie de la place du Président Wilson en prolongement de la rue Lafayette.

L'ortographe Saint-Gilis est aussi retrouvée

R.C

samedi 2 février 2013

CARASSON

CARASSON


Carasson. Nom donné en Agenais aux échalas utilisés pour la vigne, longs de 0,75 m ou de 80 m, le plus souvent injectés de sulfate de cuivre et faits de bois d'Acccia. Fabriqués dans le Médoc ils étaient au XIX° transportés par la batellerie de la maison Couderc d’Agen vers le port de la cité agenaise. Le prix des carassons était de 11 fr. le mille et le transport pour 12.000 coutait 16 fr.80. Goux, secrétaire du comice agricole conseillait leur utilisation dès la première année de plantation de la vigne. Le coût de l’investissement était rentabilisé dès la troisième année.

Le carassonnage est effectué en hiver. R.C

Le Cultivateur Agenais, Comice agricole de l’arrondissement d’Agen, n° 2, 10 juillet 1868.p 274-275.

vendredi 1 février 2013

LABORIE, JEAN (

Laborie, Jean (Villeneuve-sur-Lot, 20 octobre 1779, - 12 février 1864)


Cordonnier -courdougné- et sacristain de l’église Saint-Etienne de Villeneuve, Laborio a publié chez P. Noubel à Agen en 1836 La cigalo et la Froumit, fablo imatado de Lafountaino et en bers patois. Vendu chez Cayrou à Agen et chez Glady à Villeneuve, cette fable eut du succès puisque P. Noubel fit deux éditions successives la même année (1836). Cette plaquette devenue rare est qualifiée « d’incolore » par Andrieu. Son intérêt réside surtout dans le fait qu’elle donne un magnifique exemple du patois agenais utilisé à cette époque avec un graphisme phonique de « noste lenguo ». Agen est ainsi écrit Axen. R.C

mardi 29 janvier 2013

SAINT-AMANS, JEAN FLORIMOND BOUDON de,

SAINT AMANS, BOUDON de, Jean Florimond (Agen, 23 juin 1748- Castelculier, domaine de Saint Amans, 1831)


Fils aîné de noble François Boudon de Saint- Amans, écuyer, et de Marguerite de Raymond, fille de Jean Florimond de Raymond.

Son fils Casimit a rapporté après sa mort le fruit de la lecture de ses notes, publié en appendice de l’opuscule de Tamizey de Larroque en 1895 chez Picard (Paris) et chez Huffel (Colmar) qui donne un éclairage sur l’éclectisme Jean Florimond :

Linguiste, il est à l’origine d’Uranolithe et Phanérogamie ; Botaniste, il fut le premier à recueillir lors de son séjour en Angleterre Gentiana acaulia Linn. Grandiflora Lam. qui n’avait pas été encore signalée sur l’Île. Cette découverte causa un grand tapage outre–Manche car il était fort difficile aux botanistes anglais réunis chez J. Banks, célèbre botaniste et compagnon de Cook, qu’une plante pyrénéenne ait pu être découverte sur le sol anglis par un Français ! ; orateur, il prononça des discours improvisés qui forçaient l’admiration comme celui du 20 avril 1792 devant les membres de conseil révolutionnaire réunis à Tonneins ; professeur d’histoire naturelle à l’École centrale d’Agen il lutta pour l’établissement d’un jardin des plantes , sur sa propriété de Saint-Amans qui réunissait plus de soixante espaces d’arbres exotiques à l’image du parc de Poudenas planté par le comte Dijon de Monteton (notice page 191) de magnifiques spécimens exotiques dont certains sont encore visibles aujourd’hui.

RC.

Voir notice sur Saint-Amans, page 436-437.

dimanche 20 janvier 2013

FOURNIE Félix,

FOURNIER Félix (Sérignac, 1830-)


Propriétaire-viticulteur du château-du-Hâ à Sérignac ; maire de la commune de 1876 à 1896, il manifesta un grand intérêt pour la lutte contre le phylloxera dans les années 1860 après avoir connu l’atteinte des vignobles par l’oïdium vaincu par hasard par le souffre, et devint président du comité anti-phylloxérique de Sérignac, membre du comité central d’études et de vigilance contre le phylloxéra. Il participa à la création des pépinières départementales.

« Convaincu que la culture de la vigne ne serait avantageuse que par la création d’hybrides producteur direct » il créa un hybride de Portugais bleu et de Riperia-Rupestris.

De plus il participa à la vie agricole comme membre du jury des concours agricoles régionaux et de 1886 et 1896 et fut même président de concours locaux. Il fut un des membres de la commission d’organisation de l’Exposition universelle de 1900.

A la demande de Degrully, directeur de l’école nationale d’agriculture de Montpellier il fit photographier un cep par Barbier (photographe à Agen) qui connut la consécration en devenant l’hybride Fournié. Exposé au congrès ampélographique de Toulouse en 1895, il fut classé et obtint une médaille d’argent. Le raciné d’hybride Fournié coûtait 3 fr.et 200 fr les 200. Son rendement était excellent : 270/h pour 4500 pieds/h.

Des parcelles de vigne furent complantées localement en particulier au coteau de l’Ermitage (Propriété de Bartayres) à Agen et au château du Saumon. R.C



L’hybride Fournié, hybride de Portugais bleu Riperia-Rupestris, Agen, Imp. Moderne, 1897.

jeudi 10 janvier 2013

FONFRÈDE, Eau minérale de , (Castelmoron)


FONFRÈDE, Eau minérale de , (Castelmoron)



L’eau minérale de Fonfrède était utilisée dans le traitement des maladies rénales et des affections vésiculaires. Promotionnée par le Dr Jean de Gaulejac dont on transmettait sur demande l’étude qu’il avait consacré aux bienfaits de l’eau de la Fons Frigidus et par le Dr Mongour de la faculté de Bordeaux et médecin des hôpitaux. elle connut un succès régional et aquitain. Elle était vendue en bouteilles d’un litre

Un groupe d’internes resté anonyme avait consacré, avec l’humour caractéristique des carabins, un poème sur l’eau et le médecin :

« Sonnet sur un Sonnet »

« Dédié au Maître Charles Mongour, l’éminent vulgarisateur de la source FONFRÈDE», publié dans les Annales de médecine et de chirurgie de Bordeaux le 20 juin 1899, dont il était rédacteur en chef.



Je vois, savant docteur, que votre esprit limpide

Ne combat pas en vain, ne frappe pas à vide,

Il marche de l’avant, parle haut, sonne clair

Et de vos fiers exploits, de vos cures fend l’air.



Mais le malade, hélas ! De vos soins guère avide,

N’écoute pas d’abord vos conseils, le perfide !

Et se moque de vous, bois sec, fait grasse chair



De ne point appeler votre eau pure à son aide.

Mais voilà que soudain il rampe, tortueux,

Prend son ventre à deux mains, pousse des cris affreux :



« A moi, dit-il, à moi, Mongour ! Oui, je te cède ;

Oh ! Chasse à tout jamais ce calcul douloureux !

A mon secours, je meurs ! A moi MONGOUR-FONFREDE ! »

Le 27 mai

L’eau minérale était vendue en bouteilles de 1 litre. L’analyse effectuée par le Dr Filhol de la faculté de Toulouse a montré sa richesse en bicarbonate de Calcium et en azote tout en étant globalement faiblement minéralisée et alcaline. Elle était inodore et non gazeuse et comparable à l’eau de Contrexéville. Elle n’altérait pas la qualité du vin !





GAULEJAC, Jean de, Dr, Étude sur l’eau minérale de Fonfrède, près Castelmoron-sur-Lot, Agen, Imp. Virgile. Lenthéric, 1875.



RC.

Voir Dr De Gaulejac (Dicoagenais.Blogspot.com) ;

dimanche 9 décembre 2012

RIOU MORT

RIOU MORT, appelé aussi Rieu Mort


Situé sur les communes de Brax et du Passage d'Agen il permettait autrefois la prolifération des moules d'eau douces essentiellement des Anodontes ou Anodonta Grandis des Unio Réquienii dont se régalaient les Passageois et Agenais. La célèbre marchande ambulante de poissons et d' huîtres donnait l'ambiance en criant à tue-tête « A la coustouyo bibo ! A la coustouyo !... » [nom occitan de la moule perlière de Garonne, la mulette ou Margaritifera Margaritifera]


On mangeait autrefois les « anatinas du Rieu-Mort et les unio requienii au Passage d'Agen et à Agen; cuites sur des charbons ou en sauce comme les moules marines.



Voir notice page 427


Gassies, J-B, Tableau méthodique et descriptif des mollusques terrestres et d’eau douce de l’Agenais, Paris, Baillière, 1849, pp 188-200.