lundi 13 mai 2013

PRIME ET FELICIEN, MARTYRS AGENAIS

PRIME et FELICIEN,


Martyrs agenais, les deux frères furent persécutés au IIIe siècle, sous l’empereur Dioclétien en même temps que Caprais et Foy, les plus célèbres martyrs agenais. Ils sont fêtés le 6 octobre. Leurs corps furent translatés en l’abbaye bénédictine de Beaulieu, sans que l’on connaisse les circonstances et les moyens utilisés. On pense que cette translation fut effectuée, comme celle des reliques de Foy vers Conques, au moment de l’invasion des Normands sous les règnes des rois carolingiens de Charles le simple, roi des francs de 893 à 929 à Lothaire Ier, roi de 954 à 986. Les deux martyrs sont référencés dans les actes du qu'enroulerai à partir de 904.

Leurs reliques conservées dans le monastère furent cachées lors des guerres de religion. ; Les armées calvinistes des Princes et de l’amiral de Coligny pénétrèrent dans Beaulieu en 1569.

Dans le catalogue des saints publié par les Petits Bollandistes il existe vingt-sept saints du nom de Prime et seize du nom de Félicien. Les plus connus outre les Agenais sont ceux de Rome et de Catalogne.

En catalogne le culte de saint Prime et de saint Félicien fut poursuivi aux siècles passés dans le monastère de Bésalu, occupé après 1909 par des bénédictins français émigrés après la loi sur les congrégations religieuses. Une filiation avec les martyrs agenais des mêmes noms est fort peu probable et cela a été parfaitement argumenté par le chanoine Bert. R.C.
Bert, Chanoine, Où sont les reliques de nos deux martyrs Agenais Prime et Félicien, Agen, Maison du Bien du Peuple, 57, rue Grande-Horloge. 1927.

vendredi 10 mai 2013

RAGE (La)

RAGE (La)

La rage sévissait dans la campagne gasconneencore à la fin du XIXe siècle  et jusqu’après la fin de la Grande Guerre. Les chiens enragés parcouraient des grandes distances, parfois plusieurs dizaines de Kms, cherchant à mordre tous les animaux rencontrés et à défaut les paysans. Aussi les paysans ne sortaient qu’accompagnés de leur propre chien et en cas de rencontre l’animal familier combattait avec l’ « enragé ». Souvent mordu et contaminé pour sauver le maître il devait être abattu avec le chien enragé. Lorsqu’un homme était mordu il était transféré à l’institut Pasteur de Bordeaux pour bénéficier de la vaccination selon les principes découverts par Pasteur.

Selon la tradition retrouvée dans un proverbe gascon, la rage se propageait au début du printemps :

        « Quand l’aubépine fleurit, la rage trotte ;

              Et quand elle feuille, la rage se promène. »



        « Quan et espi brota – era roya que trota.

          Quan et espin broto – era raujo que trota

                E quan hoelho, que’s passeyo. »
R.C.

Dicton colligé par l’abbé Eugène Bernat de Mazères-de-Neste, (Proverbes patois, Tarbes, imp. Saint-Joseph, 1973.)

dimanche 5 mai 2013

PUISSANT Louis (1769-1843)

PUISSANT LOUIS (La Gastellerie, (Seine et Marne) 12 septembre 1769 - Paris, 11 janvier 1843)




Professeur de mathématiques, à l’école Centrale du département de Lot et Garonne située à Agen ; à l’école impériale militaire. Ancien ingénieur géographe du dépôt général de la guerre.

Orphelin, il fut éduqué dans une famille amie puis reçut un premier enseignement chez un notaire arpenteur bordelais. En 1786, il fut appelé par Lomet et participa avec ce prestigieux maître à l’établissement du plan de la ville d’Agen, référence remarquable d’ « Agen avant la période révolutionnaire ». Membre de la Société libre des sciences et belles-lettres d’Agen, il participa à la vie de celle-ci en portant à la connaissance des auditeurs « Quelques réflexions sur les avantages du calcul décimal dans les mesures géodésiques et sur la nécessité de publier un ouvrage élémentaire à l’usage des cultivateurs » et « études sur la géométrie, résolues ou démontrées par l’analyse algébrique ». Ces communications entraient dans le nouveau cadre scientifique fixé par la Société reconstituée sous le nom de Société d’Agriculture, Sciences et Arts dont les statuts furent adoptés le 6 nivôse an IX. Il quitta Agen au moment de la suppression des écoles centrales départementales à la fin 1802. Après avoir réintégré le dépôt de la guerre il fut chargé d’une mission scientifique à l’île d’Elbe, en Corse, et en Italie puis en 1809, il rejoignit le corps des ingénieurs géographes avec le grade de chef d’escadron.

Il a publié plusieurs ouvrages dont :

- Recueil de diverses propositions de géométrie, résolues ou démontrées par l’analyse algébrique, suivant les principes de Monge et de Lacroix , Imp. De Crapelet, Paris, 1801.

- Traité de topographie, d’arpentage et de nivellement, Courcier, imprimeur-libraire pour les mathématiques, quai des Augustins, 1807.

Concernant sa période agenaise, on lui doit les Tables de comparaison entre les mesures anciennes du département de Lot et Garonne, et celles qui les remplacent dans le nouveau système métrique. Cet ouvrage était précédé d’une instruction abrégée sur le calcul décimal et la nouvelle nomenclature, pour en expliquer l’usage. Agen, imp. du département, an VII ; fut réimprimé en 1801. R.C.

mercredi 1 mai 2013

Dr SOURBES PAUL

DR SOURBES Paul. (Condom, 1840 -Condom, 3 novembre 1933)


Exemple du médecin de campagne de la Belle Époque avec chapeau gibus et redingote. Pendant une soixantaine d’années il parcourut la campagne du canton, à cheval, en voiturette cabriolet ; sa silhouette était connue de tous. Il possédait 3 chevaux qui assuraient le service avec une parfaite organisation. Il vécut son exercice comme un sacerdoce, visitant à toute heure et par tout temps, palliant le manque de moyens thérapeutiques de l’époque par un dévouement et une présence « qui guérissait ».

Ses chutes dans le fossé desquelles il se relevaient le gibus cabossé étaient célèbres .

Il interrompit son activité en 1929 à l’âge de 89 ans ! Que dire au moment ou se discute pour les médecins, un âge de retraite à 60 ans ?

Le président Fallières lui avait obtenu la légion d’honneur…

Ses obsèques eurent lieu à Condom, le 6 novembre 1933, en présence de nombreux mézinais.

Son nom est attribué à une rue de Mézin R.C.

samedi 27 avril 2013

FÊTES DE LA MI-CARÊME. ELECTION DE LA REINE DU TRAVAIL (Agen)

Fêtes de la mi- carême (Agen)


A la Belle-Epoque, l’élection de la reine du travail n’avait pas lieu autour du 1er mai mais lors des fêtes de la mi- carême. Plusieurs centaines d’employées du commerce et de l’artisanat de la cité agenaise y participaient.

En 1914, la reine du travail élue, Mlle Yvonne Bendries, défila sur le boulevard sur un char tracté par des chevaux en compagnie de ses deux demoiselles d’honneur. Cette année là le mauvais temps perturba la fête. Le bal du soir dut se tenir à l’abri, sous la halle.

Une chanson sur les paroles de Georges Feuleur, exemple de la langue gasconne parlée à Agen, et une musique d’Achille Delpech, directeur du cercle orphéonique d’Agen, lui fut dédiée :

« Rey-no d’amou, rey-net-to pou-li-do. Reyno d’un jour qu’on n’ou- bli- do ja- may. De toun boun-hour nostr-â-mo sés rem- pli- do. Al prèt de tu, toun boun pu- ple sé play. Et lous gas- cous sur ta rou- to flou- ri-do Te sou-sou-haiton touts un rey et soun palay. (Refrain).

 1er Couplet

Lou pupl’ hurous, t’acclam’ et té courounno,

Canto per tu lou boun puplé gascou,

Canti per tu din sa léngo gascouno,

Din ma cansou, reyno d’amou



2e Couplet

Agen es fier d’uno reyno tant bello,

Dé soun jardi, ses la plus bello flou :

Dé soun ciel pur, ses la plus bell’estello,

Li fas haounou, Reyno d’amou !



Chanson éditée et vendue par M. Cazassus dont le magasin de vente et de réparation d’instruments de musique était situé en 1914, boulevard de la République. R.C.



Rémy Constans, Agen au temps du Président Fallières, édition Loubatières, p 146-148.

mercredi 24 avril 2013

LIDON, André

Lidon André, (Mussidan, 1978- Agen, 1940)


Avocat à la cour d’appel pendant 40 ans, ancien bâtonnier, grand orateur et érudit en droit, croix de guerre 14-18, il est décédé le 22 octobre 1940, subitement à l’âge de 62 ans à son domicile du cours Victor-Hugo. Il appartenait à la lignée des grands avocats agenais du siècle dernier tels les Chaumié, les Brocq, les Tropamer, les Montels. R.C.

dimanche 31 mars 2013

JEUX FLORAUX DU HAUT-PAYS AGENAIS

JEUX FLORAUX DU HAUT-PAYS AGENAIS


Ces nouveaux jeux-floraux furent créés en 1959 par Jean-Noé Vaylet, poète et écrivain, Jasmin d’Argent (version occitane) en 1955, Chardon d’Argent (version française) 1958 aux jeux floraux du Languedoc, amoureux du Haut-Pays Agenais et de Villeréal, la bastide Alphonsine dont il était le maire et le conseiller général.
« Fier de porter l’âme de cette terre » il fut aidé par le général Auzeral, Le Dr Grenier de Cardenal et Mme, Jacques Raphael-Leygues qui présidait le jury, Claude Mombet, directeur de la revue « Lou Beroy parla » et d’autres poètes imprégnés de la langue occitane. Le prix décerné tous les ans, la libellule d’or, était accompagné de 50 nouveaux francs. Plusieurs félibres locaux furent récompensés par la libellule d’or dont Franc-Louis Dupoutot en 1960 avec son poème Lous Prunès qui Aganits de printèn, se capèlon de flous. R.C



Voir autres notices : Jeux Floraux, Vaylet Noé (Son prénom véritable à l’état-civil était Jean-Noé), Raphael-Leygues Jacques, Dupoutot Franc- Louis.