mercredi 20 avril 2011

STENDHAL, VOYAGE DE

Voyage de Stendhal dans le Midi.

La lecture des notes prises pendant le trajet Toulouse-Agen en diligence (manuscrit R303, tomeII, Fos 83-84, bibliothèque de Grenoble) permet de localiser le café où se rendit Stendhal qu'il "trouva rempli de manants jouant aux cartes [...]". Il s'agit du café de la Comédie, situé sur la place de l'hôtel de ville d'Agen, à coté de l'ancien théâtre municipal, aujourd'hui démoli. Ce café était surtout fréquenté par les spectateurs du théâtre qui pouvaient y manger, "une soupe au fromage", après le spectacle.
Le café de la Comédie avait été construit sur l"emplacement de la maison de Roques, maison de la famille de Sécondat de Roques qui fut brûlée lors de la période révolutionnaire en 1781.
On retrouve aussi "qu'Agen possède une rue à portiques des deux côtés comme à Bologne", correspondant à la rue des Cornières, empruntée par la diligence Bordeaux - Toulouse qui pénétrait dans la ville par la rue du Pin puis par la rue des Arènes (devenue rue Émile Sentini) et la rue Molinier, et gagnait le relais des diligences. Il attribue aux Agenais l'appréciation négative qu'il portera plus tard : Les habitants en gémissent et les trouvent horriblement laid; Il n'as donc pas repris dans sa rédaction définitive la comparaison flatteuse d'Agen avec Bologne. R.C

Revue française d'histoire du livre, Stendhal à Bordeaux, colloque de 1983 université de Bordeaux III sous la direction de Simon Jeune, n° 44, 1984, pp 605-606.

Voir notice Voyage de Stendhal à Agen, p 505.

lundi 18 avril 2011

QUAI JACQUES AULONG

QUAI JACQUES AULONG,



Le nom de quai Jacques Aulong vient d'être donné (le 02/04/2011) en présence de sa famille, à la portion du quai du canal qui va de la route de Bordeaux au pont-canal pour lui rendre hommage en raison de son action pour la construction à ce niveau du mémorial dédié aux enfants de Lot et Garonne morts pour la France pendant la guerre d'Indochine( entre 1945 et 1954) . Ce monument, situé à coté de celui dédié aux morts du département durant le conflit d'Algérie, fut inauguré par Hervé Morin, ministre de la défense du gouvernement Fillon, le dimanche 27 juin 2010. Cette construction fut soutenue par une souscription et par les associations d'ancien combattants du département ainsi que par le général Bigeard ", par le coeur avec vous à 100%," " avec ses 93 ans, ses cinq blessures..., "dans un courrier qu'il signa du nom de Bruno, son nom de code à Dien Bien Phu.

Le Dr Aulong, alors médecin capitaine avait participé à cette campagne à l'hôpital Lannessan, d'Hanoï. Il a relaté ces moments dans De sang, de boue et d'or, publié à compte d'auteur, 2000 (prix du livre militaire de Bergerac) et dans Merci Toubib (2004).

Reproduction carte postale éditée à l'occasion de l'inauguration du monument en 2010.

Voir notice Aulong Jacques, page 66 ; Opuscule contenant de nombreux témoignages publié en 2010, sans nom d'éditeur, réservé aux souscripteurs: Mémorial à nos morts Agen-Pont canal le dimanche 27 juin 2010.

samedi 15 janvier 2011

UNION RIVERAINE , (L')


COMPAGNIE DE NAVIGATION "L’UNION RIVERAINE"

L’Union-Riveraine, ancienne compagnie J. Roucaud & Cie fondée au milieu du XIX° siècle, (siège social, 40 quai de Bourgogne à Bordeaux), assurait le service de navigation entre Agen et Bordeaux sur la Garonne et le canal dans les périodes de bas étiage (3 rotations/semaine Agen-Bordeaux). Louis Mathieu Roux, directeur dans les années 1900, était aussi vice-président du Syndicat professionnel des navigateurs de la Garonne et de ses affluents qui, en 1907, assurait un transport de marchandises de 968 237 tonnes – kilométriques, toutes compagnies confondues, entre Toulouse et Castets-en-Dorthe. M. Couderc dirigeait l’antenne d’Agen installée quai du canal (au niveau d’une des baraques en bois construites entre le bord du canal et les voies de chemin de fer). Plus loin le long de la route de Villeneuve, la compagnie avait construit un bâtiment à proximité duquel elle effectuait les réparations de ses gabares. R.C

Reproduction CPA, photo de Moulis (Agen) , cliché pris vers 1905.

Deux à trois gabarres pouvaient être réparées en même temps









dimanche 2 janvier 2011

VOITURETTE TRICYCLE LAROUMMET LAGARDE



VOITURE TRICYCLE LARROUMET & LAGARDE, construite rue d'Alembert




Un des cent exemplaires, en parfait état de marche, construits à Agen à la Belle Époque vient d'être vendu aux enchères, le 12 décembre 2010, à Fontainebleau pour 35000 euros.
R.C
Voir Dictionnaire de lAgenais, page 67-68
La Gazette de l'Hötel Drouot, N° 43, 10 décembre 2010

mercredi 24 novembre 2010

QUESSEVEUR Anne-Françoise (Locminé, 1923 – Agen, 2010)

Anne-Marie Quesseveur, dite Mme Quesseveur, libraire de la Place des laitiers est décédée le samedi 30 octobre 2010. Elle consacrée sa vie à son métier, l’exerçant jusqu’à son dernier souffle à l’âge de 87 ans. Elle a participé à la vie culturelle de l’Agenais en privilégiant , au delà de ses origines bretonnes les publications d’histoire locale et régionale, devenant éditrice, en particulier en rééditant le remarquable Deffontaines consacré à la vallée de moyenne Garonne. R.C.

Voir Quesseveur, librairie, page 413 . Deffontaines, page 179.

dimanche 14 novembre 2010

PATISSIE JUDE, PIERRE,JOSEPH (Saint-Gayrand prés Tonneins, 1789 – Tonneins, 1857).



PATISSIÉ, Pierre, Joseph, Jude : Homme de lettres, poète, a passé sa vie sur sa propriété familiale de Grateloup. Membre de la Société des Sciences Arts et belle lettres d’Agen ; Selon Andrieu il rima avec ferveur, conviction, trouvant parfois l’inspiration. Tel Milton, le survenue d’une cécité transitoire (cataracte), le fit recourir à la main filiale pour fixer ses écrits qui furent nombreux : l’Ode à la cécité publié dans l’Abeille Agenaise du 26/07/1863 en hommage aux médecins qui l’opérèrent et favorisèrent sa renaissance est certainement son plus beau texte littéraire ; A Jean Guttemberg, et à l’immortalité de la gloire poétique. Odes, Toulouse, imp. J. Douladoure, s. d ; Racine : le Paradis perdu de Milton, odes. ibid, s. d ; Ode à la mémoire de Henri le Grand, au sujet de l’inauguration de la statue de ce monarque, donnée à la ville de Nérac par Mr le comte de Dijon, Agen, imp. Noubel ; Souvenir des Pyrénées. Épître, Toulouse, Imp. Douladoure, 1839. Prix du concours des jeux Floraux (1839) et de nombreuses autres odes, épîtres et poésies diverses publiées par Mme Larrieu, sa fille. RC.
Jude était son prénom usuel.
Dédicace à Mr Beneyteau, conservateur des hypothèques de Nérac.