mercredi 10 juillet 2013

209e régiment d'infanterie, Histoire du


209e RÉGIMENT D’ INFANTERIE

 

Régiment agenais reconstitué le 1er octobre1891.

A participé aux différents manœuvres Du XXIe siècle : 1891 (Agen-Sérignac), 1893 (Agen), 1895 (Agen-Layrac-Astaffort). A séjourné au camp de Caylus en 1909-1911-1913. Formé et équipé en quelques jours il a participé au conflit. Départ de la gare d’Agen le 4 août 1914, commandé par Lt-Colonel Szarvas du 31 mars 1913 au 16 avril puis du 2 août 1914 au 26 septembre- date de sa blessure-, par le capitaine Rivat-Delay du 26 septembre 1914 au 26 septembre 1914 -date de sa mort au combat- puis par le Lt-Colonel Viard jusqu’à sa dissolution par l’État-major à Trépail (Marne) le 26 mars 1917 afin que ses effectifs puissent compléter d’autres formations.

A participé aux combats de Champagne (1915), d’Artois (1915-1916) ; Verdun, 1916 ;  Champagne (1917). Il a reçu le 30 mars 917, un hommage appuyé par le maire d’Agen regrettant de ne pouvoir fêter la future victoire espérée avec ce régiment.
 
 
 

 

lundi 17 juin 2013

SAINT-HILAIRE, Monsieur de

Monsieur de Saint-Hilaire (Nérac 1613- 1680)


Fils d’un savetier de Nérac qui travaillait sous la halle, Jean Mormès s’engagea dans la carrière militaire sans que l’on sache en quelles circonstances. Devenu lieutenant d’artillerie, puis grand maître de l’artillerie de France au département de haute et de basse Guyenne, il fut ennobli par le roi Louis XIV sous le nom de Mr de Saint-Hilaire, titre confirmé le 26 février 1667. A Salzbch il eut le bras emporté par le même boulet qui tua le Maréchal de Turenne. Refusant l’aide de son fils, il ne s’inquiéta que de la perte considérable que constituait la mort de Turenne.

Cette bravoure est attestée par une lettre de Mme de Sévigné à Mme de Grignan. Il fut récompensé de son attitude héroïque par le brevet de Maréchal des camps et armées du Roi par Louis XIV. Il est mort 5 ans après sa blessure.



De Lagrange-Férrègues : Monsieur de Saint-Hilaire, Préface de Gal. Weygant, Pierre-de-Bresse, Imp. Ménard, 1956.

Filtre de pierre poreuse

Pierre poreuse- Filtre du musée d’Agen


Le musée d’Agen possède une pierre poreuse utilisée autrefois, dès le moyen-âge, par les agenais qui préféraient boire l’eau de leur puits plutôt que d’acheter l’eau de Garonne que leur vendaient les porteurs
d’eau au XVIIIe siècle. Ils avaient ainsi pressenti les bienfaits d’une eau filtrée par rapport à la prévention des maladies infectieuses transmissibles par l’eau. Malheureusement cet usage fut peu répandu comme en témoignent les nombreuses épidémies de fièvre typhoïde qui survenaient, touchant les familles utilisatrices d’un puits pollué.

Ce filtre de pierre est signalé par Louis Recours, conservateur du musée d’Agen dans son guide du visiteur du musée d’Agen, imprimé en 1922, par Noubel, dans la salle du rez-de-chaussée. RC.

samedi 15 juin 2013

PLANA Georgette

Plana Georgette, (Agen, 4 juillet 1917- Lisle-Adam, 10 mars 2013)




La « jolie fleur de l’Agenais », née à Agen pendant la guerre de 1914-1918, d’une famille originaire de Lausseignan (Lot-et-Garonne) s’est éteinte à l’âge de 95 ans. Parti de Bordeaux où elle créait l’ambiance au « Plana » tenu par ses parents, place de la Victoire, elle fit une double carrière : dans les années 30 en chantant les succès d’après la Grande-Guerre puis à partir des années 60-70 , en connaissant de nouveau le succès avec notamment Riquita, chantant à l’Olympia en 1969 avec Charlebois et Antoine et en devenant une des vedettes des émissions à la télé de Pascal Sevran. Sa carrière fut interrompue en 1995 suite à un accident vasculaire cérébral. R.C

Le célèbre accordéoniste Aimable lui avait composé plusieurs chansons.

Voir notice dans le dictionnaire page 399.

mardi 28 mai 2013

BOURROUSSE DE LAFFORE

BOURROUSSE DE LAFFORE, Jacques- Samuel (Laplume 1789- Varès 1858).


Un des sept fils de Joseph, écuyer du Roi, sieur de Laffore et de Marie-Anne Besse de Bouhebent. Ayant vu le jour le 31 juillet au château de Laffore, dans le vallon emprunté par la route de Laplume vers Moncau et Calignac, il fréquenta le collège de Layrac de grande notoriété, dirigé par Ducomet et Castex. Admis à Polytechnique en 1809, il termina en suivant l’enseignement de l’école des ponts-et-chaussées. Il inventa en 1815 une machine permettant de reproduire par la gravure d’un objet en relief ou plan, dans des proportions arrêtées d’avance. Ingénieur– aspirant à Agen puis ingénieur ordinaire il est à l’origine d’un essai de clayonnage par la plantation de saules afin de régulariser les berges de Garonne. Ce travail fut reconnu par Deschamps, ingénieur constructeur du pont de Bordeaux. On lui doit la stabilisation des rives à Fourtic où passe aujourd’hui la route nationale 113 qui était, à l’époque, route impériale. Il en fut de même à Tonneins et à Marmande où cette technique permit de gagner des terres sur le fleuve. Cette technique continua à être utilisée durant le XIXe.

Son nom est de plus attaché à la construction des ponts de Nérac sur la Baïse et d’Aiguillon sur le Lot ; ce dernier considéré comme véritable œuvre d’art par ses élégantes lignes. Durant ces constructions il pratiqua la technique de la gratification par des cadeaux sous forme de compas et truelles d’honneur. A partir de 1819, il construisit les routes départementales, puis établit une carte du département où figuraient les routes secondaires qui devinrent les chemins de grande communication.

Après vingt ans de séjour en Lot-et-Garonne il gagna le département des Deux-Sèvres et proposa le tracé du canal maritime de Niort à l’Océan. Après la révolution de 1848 il regagna son département d’origine et se consacra à l’agriculture dans sa propriété d’Artigues. R.C.

Magen, Adolphe, Compte de rendu de la Société, Recueil des travaux de la Société d’agriculture, sciences et arts d’Agen, 1858, Tome IX, 1 ère partie, pp 11- 15.

Voir notice Bourrousse de Laffore, page 106.

Joseph Bourrousse a eu 7 enfants et non 5 comme annoncé par erreur.



lundi 13 mai 2013

OSERAIE, BIBINIERADO

Bibiniérado, (oseraie).


Désigne en gascon l’oserai. Sa racine est latine, de bibère, boire. En effet l’osier planté sur les bords de Garonne « boit » en permanence ; cette faculté lui permettant de « suinter », en tirant son extraordinaire flexibilité.

Utilisé en vannerie et en pays de vignes comme lien en particulier pour lier les fagots de sarments de vigne. Un emploi particulier lié sa légèreté et sa flexibilité était son utilisation dans la fabrication des berceaux. Cette tradition a été chantée dans le poème de Jeanne Saint-Hugues de Boulet (82) primé au Jasmin d’argent 1927 : Lou Prumié Brès

Baï-t’en pel la Bibinièrado

Pourtant qué sosqué pla Laoutché

Et serquo las plus estorados

E las pus finos qué y Atché



Va-t-en par l’oseraie

Pour qu’il soit plus léger,

Et cherche les plus sveltes

Et les plus fines qu’il y ait.

Ce mot  fut remarqué par le comte Joseph de Pesquidoux, grand félibre et écrivain de la Gascogne, qui le qualifia de "typique" dans son discours au cours de la scéance du Jasmin d'Argent de 1927.
R.C.

PRIME ET FELICIEN, MARTYRS AGENAIS

PRIME et FELICIEN,


Martyrs agenais, les deux frères furent persécutés au IIIe siècle, sous l’empereur Dioclétien en même temps que Caprais et Foy, les plus célèbres martyrs agenais. Ils sont fêtés le 6 octobre. Leurs corps furent translatés en l’abbaye bénédictine de Beaulieu, sans que l’on connaisse les circonstances et les moyens utilisés. On pense que cette translation fut effectuée, comme celle des reliques de Foy vers Conques, au moment de l’invasion des Normands sous les règnes des rois carolingiens de Charles le simple, roi des francs de 893 à 929 à Lothaire Ier, roi de 954 à 986. Les deux martyrs sont référencés dans les actes du qu'enroulerai à partir de 904.

Leurs reliques conservées dans le monastère furent cachées lors des guerres de religion. ; Les armées calvinistes des Princes et de l’amiral de Coligny pénétrèrent dans Beaulieu en 1569.

Dans le catalogue des saints publié par les Petits Bollandistes il existe vingt-sept saints du nom de Prime et seize du nom de Félicien. Les plus connus outre les Agenais sont ceux de Rome et de Catalogne.

En catalogne le culte de saint Prime et de saint Félicien fut poursuivi aux siècles passés dans le monastère de Bésalu, occupé après 1909 par des bénédictins français émigrés après la loi sur les congrégations religieuses. Une filiation avec les martyrs agenais des mêmes noms est fort peu probable et cela a été parfaitement argumenté par le chanoine Bert. R.C.
Bert, Chanoine, Où sont les reliques de nos deux martyrs Agenais Prime et Félicien, Agen, Maison du Bien du Peuple, 57, rue Grande-Horloge. 1927.